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Paris-Agadez-DakarPendant de nombreuses années, le rallye Paris-Dakar s'arrêtait à Agadez pour une journée de repos. C'était l'époque des victoires de l'équipe Peugeot (205 et 405 turbo 16), emmenée par Ari Vatanen. ![]() Le passage du Paris-Dakar à Agadez était chaque année un événement majeur. Il s'y trouvait peu de passionnés des rallyes-raid mais pourtant, dès le début de janvier, toute la ville retenait son souffle en attendant le passage de la grande caravane. Celle-ci s'annonçait par le grondement d'une noria tout à fait exceptionnelle d'avions de toutes tailles, du monomoteur au gros porteur atterrissant sur la longue piste de l'aéroport international d'Agadez Mano Dayak. Les mécaniciens, les médecins, les logisticiens commençaient ensuite à envahir la ville, faisant la fortune des taximan, des hôteliers et des restaurateurs. Leur fragile équipement de baroudeur, gadgets et technologie, leur « touche » en général, formait un contraste saisissant avec la réalité du quotidien à Agadez. La caravane des concurrents, motos, voitures et camions ainsi que leur assistance arrivaient le jour suivant, regroupées dans le vaste "camping de l'Escale" à quelques kilomètres d'Agadez pour une journée de repos, à mi-course. L'occasion pour les pilotes indépendants d'intervenir en profondeur sur leur mécanique éprouvée par une semaine de caillasse et de dunes à grande vitesse (Un touareg nomade peut-il voir l'intérêt de traverser le désert comme un terrain de jeux, à vive allure, au risque d'y rester planté ?). L'occasion également pour les pilotes des grandes écuries de prendre du repos pendant que les équipes de mécaniciens désossent leurs prototypes. Pour apercevoir enfin les concurrents, une foule se pressait à l'arrivée de l'étape ou en amont afin de croiser les motos puis les bolides en plein effort. Pour la population d'Agadez, l'essentiel n'était pas là. La caravane du rallye représentait la possibilité de gagner en deux jours assez d'argent pour vivre plusieurs mois. Le taximan multipliait alors le prix moyen d'une course par dix. Le propriétaire d'une villa poussiéreuse la louait aussi cher qu'un appartement dans une station de sport d'hiver... Vous trouverez à la page suivante quelques photos toutes à fait inédites de l'événement. Malheureusement ces photos ont été réalisés avec un appareil rudimentaire qui souffrait d'un réel problème de cadrage...
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