Ville historique

Petit résumé historique : Fondée au 11ème siècle, Agadez s'est développée à l'intersection des routes trans-sahariennes qui relient l'Egypte et la Lybie à la zone du lac Tchad. En raison de sa situation exposée, elle fut tour à tour dominée par l'empire Soudanais au 15ème siècle, l'empire Songhai au 16ème siècle et l'état musulman du Bornu au 17ème. Au début du 20ème siècle, les colons français occupèrent la ville.

Le quartier traditionnel : Le célèbre minaret de la mosquée haut de 27m a été édifié en 1515 par les maîtres Songhais. Il surplombe le palais du symbole de l'autorité traditionnelle, le Sultan d'Agadez. Face à la mosquée, l'Hôtel de l'Aïr est un ancien palais construit par le sultan Tégarna pour la venue annoncée de Kaossen, grand chef rebelle pendant la colonisation française. L'architecture de la grande salle est calquée sur celle de la propre chambre du sultan.

Voir aussi : Petite visite d'Agadez par Pagus.

A l'occasion des fêtes musulmanes, les habitants d'Agadez, Haussas, Peulhs ou Touaregs, se parent des habits de fêtes. Les touaregs portent le turban d'indigo qui les a fait surnommer "les hommes bleus du désert". Sur les photos ci-dessous, le Bianou commémore l'arrivée du prophète à Médine. La population danse dans les rues en brandissant des palmes et en tapant du pied sur le sol.

La mosquée d'Agadez

Les salles de prière de la mosquée d'Agadez sont surplombées par le minaret. Amplifié par un haut-parleur, le muezzin appelle les croyants cinq fois par jour à la prière.

Date approximative de la photo : 2000

Le minaret de la grande mosquée

Le minaret de la mosquée d'Agadez, construite au 16ème siècle. Cette fragile et audacieuse construction en banco (terre séchée au soleil) a traversé les âges et reste l'édifice le plus élevé d’Agadez. A la base on distingue le haut parleur qui relaie la voix du muezzin lors de l'appel à la prière.

Date approximative de la photo : 1985

L'hôtel de l'Aïr

A deux pas de la mosquée, l'Hotel de l'Aïr propose des chambres (certaines climatisées) pour 15 à 22 euros. Si on dispose d'une moustiquaire, il est possible de dormir sur la terrasse du bar à moindre frais.
Le plus célèbre hôtel d'Agadez n'est pas très bien entretenu : la qualité des prestations décline et l'état des chambres s'en ressent.

Date approximative de la photo : 2000

L'hôtel de l'Aïr

Vue de l'hôtel de l'Aïr depuis la terrasse de la pension Telit.
Cette dernière est confortable mais plus chère et pour y obtenir une chambre, il faut réserver à l'avance. Comme le restaurant "Le Pilier", son propriétaire est Vittorio.

Date approximative de la photo : 2000

Au sommet de la mosquée

Au premier plan, la mare indique le point d'eau du quartier, un simple robinet. Cette eau stagnante laisse craindre un écoulement permanent alors que d'autres quartiers de la ville ne sont alimentés qu'une heure par jour.

Date approximative de la photo : 1985

Panorama d'Agadez

Le banco (terre rouge) est le matériaux de base des maisons traditionnelles :

les murs sont élevés avec des briques séchées au soleil. Les toits plats sont constitués d'une armature de poutres de palmiers "dum" et de nattes tressées. L'ensemble est recouvert de crépis en banco.
Des gouttières bordent les toits pour évacuer le plus rapidement possible l'eau des quelques pluies annuelles. Malgré cela, les infiltrations sont courantes.

Date approximative de la photo : 1985

Les toits en tôle du grand marché vus depuis le minaret

Date approximative de la photo : 1985

Parade des palmes du Bianou

Le Bianou coincïde avec la fête musulmane d'Achoura (la commémoration de l'accostage de l'arche de Noé).
Cette célébration a aussi pour origine des coutumes propres à Agadez. La famille du Sultan (au sens large) dansait à cette occasion dans la cité. Comme cette famille s'agrandissait à l'est et à l'ouest, deux factions rivales se sont formées et affrontées en raison d'enlèvements de femmes (parait-il). Depuis, il est coutume que les descendants de ces deux clans ne se rencontrent pas pendant les parades. Si une rencontre survient, les deux groupes luttent par des joutes oratoires et des joutes de Tam-tam.

Cavalier du Bianou

A l'occasion de la fête du Bianou, le sultan d'Agadez et sa suite revêtent les turbans de fête indigo et paradent sur leur petits chevaux arabes harnachés d'une façon proche de la tradition des Fantasias berbères.

Autre style : Style clair

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